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 Sujet du message: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Jeu Septembre 21, 2006 13:57 
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Plutôt qu'une catégorie complète je propose de faire ici une sorte de mini-thésaurus de films ou de livres concernant un sujet.

Puisque ça n'a pas été compris on va recommencer.

Je ne cherche pas ici à faire une liste de titres de films ou de livres aggrémentée d'émoticônes et/ou d'appréciations qualitatives mais une suite de fiches concernant des oeuves (majeurs ou non) sur un sujet donné.

Sans aller jusqu'à demander une rigueur encyclopédique j'aimerais que les titres de messages soient du type "type de document" suivi de "titre", éventuellement l'auteur afin de faciliter les recherches.

Ce ne sont pas des fiches-techniques de médiathèque mais un court résumé et les informations de base, à savoir le titre VF et - au mieux - VO, l'auteur ou le réalisateur, l'année de production ou de publication (préciser si elle n'est pas référencée, d'autres peuvent avoir d'autres infos), le type (film, livre, nouvelle...) éventuellement le cadre de parution (magazine, festival...).

Ca c'est le minimum, après rien n'empêche d'être exhaustif, de donner un minimum son avis, de présenter les suites, les projets en cours (ou avortés), les parodies...

Si c'est pour étaler la liste des films que l'on a aimé sur le sujet ça n'a aucun intérêt. Un minimum de recherche ne coûte rien et ce n'est pas au lecteur de la faire dans ce cas précis.

On essaye avec le voyage dans le temps, on verra le reste si la catégorie fonctionne.

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Dernière édition par fred'x le Jeu Septembre 21, 2006 17:53, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Livre :: Time Machine :: HG Wells
MessagePosté: Jeu Septembre 21, 2006 14:18 
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Quel meilleur ouvrage pour inaugurer cette liste que l'un des précurseurs en terme de science-fiction et de voyage temporel.

Sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_George_Wells
Sur Le Cafard Cosmique : http://www.cafardcosmique.com/WELLS-Herbert-George
Le livre sur ebooks libres et gratuits : http://www.ebooksgratuits.com/pdf/wells ... _temps.pdf

Publié en 1895, ce livre est l'un des premiers de l'auteur anglais.

En se basant sur une quatrième dimension un scientifique anglais (baptisé L'Explorateur du Temps) explique à ses amis pourquoi il pense le voyage temporel possible, se basant sur l'exemple d'un cube "instantanné", ayant une hauteur, une largeur, une profondeur et une durée dans le temps.
Il les invite à dîner et, après une entrée remarquée, il leur explique qu'il a mis ses théories en pratique à l'échelle d'une machine qui lui a permis de visiter le futur (le passé ne l'intéressant que peu). Il décrit le monde qu'il prétend avoir visité tel qu'il sera dans plusieurs siècles, suite à un cataclysme qui verra apparaître (enfin ?) une société de loisirs, de jeux et de fêtes, mais hantés par les terribles Morlocks.

Outre l'aspect divertissant de l'un des premiers ouvrages de SF teinté d'anticipation, Wells met en garde contre les abus des avancées scientifiques (j'insiste sur "abus"), sur l'importance de connaître son passé, les méfaits de l'oisiveté...

Quelques films ont été adaptés de ce livre, le principal ayant été réalisé en 1960 par Georges Pal, aux effets spéciaux (merci Harryhauser :wink:) aussi intéressants que l'adaptation de l'intrigue.
Son remake récent par Simon Wells, Gore Verbinski en 2002 n'apporte pas grand-chose (si ce n'est la notion de destin) et même la prestation de Jeremy Irons ne sauve pas l'ensemble qui m'a semblé vraiment désuet.

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 Sujet du message: BD :: La Spirale du Temps :: Leloup
MessagePosté: Ven Septembre 22, 2006 10:34 
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Comment oublier Yoko Tsuno !

La Spirale du Temps est le 11° volet des aventures de la belle japonaise.
Edité chez Dupuis en 1986, c'est dans ce chapitre que commencent les aventures temporelles du Trio de l'Etrange.

Chez son oncle à Bali Yoko fait la connaissance d'une jeune fille d'une quinzaine d'années nommée Monya, qui prétend arriver du 39° siècle pour prévenir une catastrophe planétaire. C'en est assez pour intriguer notre héroïne au grand coeur et l'inciter à vérifier le fonctionnement de la machine et retourner dans le passé pour changer le destin de la Terre.

L'hypothèse évoquée par Roger Leloup me semble toute personnelle, "la matière est expulsée depuis le Big Bang à travers une spirale temporelle, il suffit de changer de spire pour changer d'époque" cependant il ne cède pas à la facilité, comme à son habitude.

Pour la petite histoire, Leloup a été un collaborateur d'Hergé, alors réputé intransigeant et d'un sens de la perfection très poussé. Malgrès cela le "petit nouveau" l'a pris à son propre piège et la plupart des shémas techniques ou des avions des aventures de Tintin sont de sa main.

Dans ce volume se retrouvent également les thèmes d'antimatière, d'un alien mystérieux, du destin du monde et des paradoxes temporels.

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MessagePosté: Ven Septembre 22, 2006 17:22 
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Les vaisseaux du temps

Roman de SF publié en 1995, l'auteur Stephen Baxter est né en GB (1957)
Titre Original: The time ships

Les vaisseaux du temps
Stephen Baxter

Ce roman se présente comme la suite de la machine à explorer le temps de H.G Wells écrit un siècle plus tôt.

Lorsque s'achève la machine à explorer le temps, notre héros s'apprête à repartir dans le futur pour sauver Weena menacée par les Morlocks.
Le Voyageur, découvre un mondé différent de celui qu'il a déjà exploré, où les morlocks disposent d'une science avancée et ne ressemblent guère aux barbares qu'il a connus.

Ce second récit nous fait plonger dans la complexité des paradoxes du voyage dans le temps, de la création d'univers parallèles tout en nous livrant une réflexion intéressante sur le devenir de l'humanité et même sur l'origine du temps.

Au terme de son "long" voyage, le héros va faire une découverte époustouflante, bouleversante...

Mais je ne vous en dit pas plus... bonne lecture.

Relever une telle gageure n'était pas chose facile, mais l'auteur y réussi avec brio, ce roman lui a valu plusieurs distinctions; le British SF award, le K.Dick award, finaliste du prix Hugo en 1996.

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MessagePosté: Mar Février 20, 2007 13:29 
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Prisonniers du temps
Titre Original: Timeline
Roman de SF écrit en 1999 par Michael Crichton (USA)

Située au beau milieu de l'Arizona, ITC est une entreprise de technologie de pointe hautement secrète. Sous la férule d'un scientifique aussi brillant que mégalomane, d'importantes recherches y sont menées dans le plus grand des secrets... Mais pourquoi ITC s'intéresse-t-elle aux travaux d'une équipe d'étudiants travaillant sur un site d'archéologie de Dordogne ? Celle-ci est dirigée par le professeur Johnston qui après quelques divergences avec le patron d'ITC se rend au centre et disparaît. Deux jours plus tard toujours en Dordogne, un parchemin vieux de 600 ans est mis à jour par ses élèves, son message : "à l'aide", signé de ce professeur.
La majeure partie de l'histoire se passe en Dordogne au XIVème siècle pendant la Guerre de Cent Ans.
Dans ce roman, le voyage dans le temps apparaît sous la forme d'une transmission des informations d'un univers à un autre rendue possible par l'utilisation d'un ordinateur quantique.


Ce roman a été adapté au cinéma par Richard Donner en 2003. Néanmoins, comme souvent dans les adaptations de livre, le film n'a pas rencontré le succès obtenu par le livre.

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MessagePosté: Mer Février 21, 2007 16:12 
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LES MAITRES DU TEMPS

Scenario : Laloux Dessins : Moebius (1982)

Une bande dessinée dont a été tiré un film d'animation.

Un vaisseau s'écrase sur une planète hostile; seul un enfant survit.
Les secours s'organisent mais ne peuvent rien faire sans l'aide d'un vieil
homme qui est le seul a connaitre les piéges de cette planète.

Pas de machines improbables genre "retour vers le futur"mais une belle
histoire . Profond et poétique.

[/b]

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"Est-ce celà, la Roue des choses à laquelle les hommes sont liés, semant le mal, selon ce que le vieux lama enseignait à Kim, cette Roue dont les ornières sont les faubourgs des grandes villes..."


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MessagePosté: Mer Février 21, 2007 17:59 
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Précision : l'ensemble est adapté de "L'Orphelin de Perdide" de Stefan Wul

http://sf.emse.fr/AUTHORS/SWUL/swodp.html

(J'ajoute pour la forme que son livre "Ohms en Série" a également été adapté par Laloux sous le titre "La Planète Sauvage").

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MessagePosté: Mar Février 27, 2007 00:25 
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Si on parle des dessins animés français de SF il faut mentionner : Gandahar, adapté du livre de JP Andrevon : Les hommes machines contre Gandahar.

C'est l'histoire d'un peuple pacifique qui se trouve victime d'une série d'attaque menée par de mystérieux robots qui pétrifient et emportent leurs victimes vers une destination inconnue.
Le voyage dans le temps y joue un rôle central.

Livre :
Auteur : Jean-Pierre Andrevon
Titre : Les hommes machines contre Gandahar
Editeur : Denoel
Parution : 1976

Film
Réalisateur : René Laloux
1988
http://dvdtoile.com/Film.php?id=5545

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MessagePosté: Mar Février 27, 2007 00:34 
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La Patrouille du Temps.

Recueil de nouvelles de Poul Anderson ayant toute un rapport avec le voyage dans le temps, elles racontent les aventures d'Everard, membre de la patrouille. Cette unité est chargée de réparer les ingérences de voyageurs temporels inconscients ou mal intentionnés.

Les nouvelles sont de dates différentes, l'ensemble est très daté "âge d'or de la SF", le recueil en français date de 2005 chez Bélial.

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MessagePosté: Mar Février 27, 2007 00:41 
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Card, Orson S. , La rédemption de Christophe Colomb, L'atalante, 1996.

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_R%C3%A9 ... phe_Colomb

Grand classique de l'uchronie, ce livre raconte la découverte de l'Amérique à travers les yeux d'une équipe de chercheurs en sciences humaines du futur qui disposent de la possibilité de voyager dans le temps.

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MessagePosté: Mar Février 27, 2007 00:48 
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Van Vogt, Alfred Elton, Les armuries d'Isher, éditions J'ai Lu, n° 439, traduction de Michel Deutsch, coll. Science-Fiction. ISBN 2277114391
ET
Les marchands d'armes, éditions J'ai Lu, n° 440, 1965, traduction de Jean Cathelin, coll. Science-Fiction. ISBN 2277114405

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_des_ ... _d%27armes

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MessagePosté: Mar Février 27, 2007 06:44 
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Donnie Darko

Donnie Darko est un film états-unien de Richard Kelly, sorti en 2001. Le film, entre thriller psychologique et science fiction, est aussi le nom de son personnage principal.

Donnie Darko est un adolescent en marge, intelligent mais perturbé. Il a un ami imaginaire Franck, un lapin géant au visage effrayant. Lorsque, par miracle, Donnie échappe à la mort, Frank lui annonce que la fin du monde adviendra dans 28 jours, 6 heures, 42 minutes et 12 secondes.

Les thèmes principaux sont l'amour, le sacrifice, le voyage dans le temps et l'existentialisme. L'intrigue du film est complexe et ouverte à de nombreuses interprétations.


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MessagePosté: Lun Mars 05, 2007 21:59 
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Je viens de mettre un terme à une situation qui durait depuis trop longtemps : je n avais jamais lu Slaughterhouse 5 de Kurt Vonnegut.

Je suis content que ça parle pas mal de voyage dans le temps parce que ça permet de le glisser ici, mais le thème principal est le bombardement de Dresde auquel Vonnegut assista en tant que prisonnier des Allemands. C est un livre très pacifiste et très engagé mais bon, avant tout un très grand témoignage.
A lire absolument,

Vonnegut, Kurt, Slaughterhouse Five, première édition 1969, régulièrement réédité depuis.

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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Sam Octobre 13, 2007 20:12 
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Temps mort.
Une expérience destinée a la recherche spatial et a un type d'hibernation dérape et le sujet se retrouve dans un temps figé.
Il va vivre dans un monde immobile ou presque , une seconde de ce monde correspondant à plus d'une heure pour lui.
Désespéré , il pense d'abord a une attaque d'un type nouveau et persuadé de la fin de l'humanité , il rédige des mémoires avant de s'appercevoir de la vérité.
Il ne rejoint notre monde que pour y mourir de vieillesse après seulement quelques heures.
Par l'auteur de "La mouche " .
J"ai adoré.. :D

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Celui qui peut détruire une chose controle cette chose!!


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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Lun Octobre 15, 2007 17:03 
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Si l'on parle de voyages dans le temps, on ne peux pas ne pas évoquer Hypérion.

Les Cantos d'Hypérion
Sur la planète Hypérion, les mystérieux Tombeaux du Temps sont en train d'entrer en phase avec le présent. Venus du futur, ils retournent vers le passé. Dès qu'ils seront ouverts, ils libéreront le Gritche, un colosse de métal, dont certains prétendent qu'il est un dieu sanguinaire, venu pour faire expier aux humains leurs péchés.

Sept pèlerins sont choisis par l'Hégémonie pour rencontrer le Gritche. Pendant cette traversée de l'espace et des étendues hostiles de la planète Hypérion, chacun raconte son histoire à ses compagnons. Mais la légende dit que sur les sept pèlerins, six seront sacrifiés au Gritche, tandis que le dernier survivant, l'Élu, devra formuler un vœu qui sera alors exaucé.

Dan Simmons
Hypérion (1990),
La Chute d'Hypérion (1990),
Endymion (1995),
L'Éveil d'Endymion (1997),

Deux nouvelles :
Les orphelins de l'hélice,
La mort du centaure.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Cantos_d%27Hyp%C3%A9rion

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La folie des uns est la sagesse des autres.
La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, certains brillent en société... jusqu'à ce qu'ils l'ouvrent.


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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Mar Mai 13, 2008 21:31 
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Bonjour,
Arkayn j'ai vu, à travers le forum, que tu connaissais les "trous de vers", ce qui m'a fait "tilt" lorsque l'on m'a parlé du livre ci-dessous dont l'auteur utilise cette théorie pour voyager à travers le temps :

Kronos - 1 - Les Sentinelles du Temps (Science Fiction)
Auteur : Frédéric Gonzalès

Ce livre est le premier épisode d’une trilogie passionnante où s’entrechoquent : la vérité historique et le fantastique, le rationnel et les découvertes scientifiques inimaginables, les combats âpres et les idéaux nobles, les horreurs de la guerre et les actes héroïques, les suspens insoutenables et les moments d’accalmies, les haines tenaces et les élans du cœur… Un pur roman de SF à la croisée des époques et dans un espace temps où Marck Spitz, le héros, tente d’accomplir sa mission et de retrouver son honneur en même temps que l’Amour.

A ce jour ce livre est en vente sur Internet sur des sites spéciaux, mais bientôt on le trouvera à la FNAC et autres....
En résumé, et de ce que l'on m'a expliqué, les faits se passent durant la seconde guerre mondiale, les SS voyant la perte de la guerre prôche envoient dans le temps un des leurs pour trouver l'arme atomique, et ramener un chercheur à leur époque... je n'ai pas encore eu l'occasion de me le procurer, mais des amis m'ont affirmé qu'il était très bien.

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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Dim Octobre 05, 2008 14:48 
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L'EFFET PAPILLON (pas ses séquelles pitoyables ^^)
Date de sortie : 10 Mars 2004
Réalisé par Eric Bress, J. Mackye Gruber
Avec Ashton Kutcher, Amy Smart, Elden Henson Plus...
Film américain.
Genre : Drame, Fantastique
Durée : 1h 53min.
Année de production : 2003
Résumé:
Une théorie prétend que si l'on pouvait retourner dans le passé et changer quelques détails de notre vie, tout ce qui en découle serait modifié. On appelle cela "l'effet papillon". Evan Treborn a cette faculté. Fasciné, il va d'abord mettre ce don au service de ceux dont les vies ont été brisées dans leur enfance. Il peut enfin repartir dans le passé et sauver la seule jeune fille qu'il ait jamais aimée.
Mais Evan va découvrir que ce pouvoir est aussi puissant qu'incontrôlable. Il va s'apercevoir que s'il change la moindre chose, il change tout. En intervenant sur le passé, il modifie le présent et se voit de plus en plus souvent obligé de réparer les effets indésirables de ses corrections...

J'adore ce film, je lui trouve un coté onirique et les personnages sont touchants.... que du kiff. On y aborde surtout la causalité, d'où le titre :roll: . Mais bon je pense que tout le monde l'a déjà vu....

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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Dim Octobre 05, 2008 14:55 
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THE JACKET
Réalisé par John Maybury
Avec Adrien Brody, Keira Knightley, Kris Kristofferson Plus...
Film américain.
Genre : Thriller, Fantastique
Durée : 1h 42min.
Année de production : 2005
Résumé:
Un jeune soldat amnésique est accusé d'un meurtre dont il n'a pas souvenir. A l'hôpital, on le soumet à une expérience : enfermé dans un corset, il remonte le fil du temps, apprend la vérité sur son passé et découvre le futur qui pourrait être le sien s'il parvient à déjouer le présent : il ne lui reste que quatre jours à vivre...

Dérangeant, perturbant, casting en béton, j'aime bien.

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Dernière édition par Whitelion le Dim Octobre 05, 2008 14:59, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Dim Octobre 05, 2008 14:59 
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Un dernier ^^:
UN JOUR SANS FIN
Date de sortie : 28 Juillet 1993 Les films sortis à cette date...
Réalisé par Harold Ramis
Avec Bill Murray, Andie MacDowell, Stephen Tobolowsky Plus...
Film américain.
Genre : Comédie, Romance, Fantastique
Durée : 1h 43min.
Année de production : 1993
Résumé:
Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l'on fête le "Groundhog Day" : "Jour de la marmotte". Dans l'impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d'intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu'il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février...

Bill Murray en puissance. Ah qu'est-ce que j'aimerais être à la place de Bill et pouvoir changer tout ce qui ne va pas dans une journée....

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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Sam Novembre 01, 2008 18:08 
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Dr Who !


Doctor Who est une série télévisée britannique de science-fiction en 679 épisodes de 26 minutes (dont 255 en noir et blanc), 15 épisodes de 45 minutes et un épisode de 90 minutes, créée par Sydney Newman et Donald Wilson et diffusée du 23 novembre 1963 au 6 décembre 1989 sur BBC One. Il s'agit de la plus longue série de science-fiction du monde.

Cette série relate les aventures du Docteur, un extraterrestre, un Seigneur du Temps originaire de la planète Gallifrey, qui voyage à bord d'un TARDIS (Time And Relative Dimension(s) In Space), une machine pouvant voyager dans l'espace et dans le temps.

Le TARDIS a l'apparence d'une cabine de police (construction typiquement britannique ressemblant à une cabine téléphonique), le système de camouflage étant resté bloqué.

Comme tous les Seigneur du Temps, le Docteur possède treize vies, ce qui explique sa capacité à changer de corps lorsqu'il est proche de la mort.

À l'origine exilé de sa planète, le Docteur est, dans la nouvelle version, le dernier survivant de sa race, anéantie par la grande guerre du temps contre les Daleks, les pires ennemis du Docteur. Le Docteur voyage donc dans le temps et dans l'espace accompagnés par des compagnons, humains ou non.


Doctor Who est apparu pour la première fois à la télévision à 17h15 (GMT), le 23 novembre 1963[2]. Sydney Newman était le principal responsable du développement de cette série. Il fut beaucoup appuyé dans son projet par l'écrivain Anthony Coburn, le scénariste David Whitaker et la première productrice du programme, Verity Lambert[3]. La musique du générique, composée par Ron Grainer, fut réalisée par Delia Derbyshire, du BBC Radiophonic Workshop[4]. Le programme devait, à l'origine, plaire aux adultes et aux enfants[5]. Le département des séries de BBC Drama a produit 26 saisons, diffusées sur BBC One. Une baisse d'audience et d'intérêt chez les téléspectateurs, ainsi qu'un créneau de diffusion moins important furent responsable de la suspension de la série en 1989, par Jonathan Powell, contrôleur de BBC One. Cependant, la BBC précisa bien que la série reviendrait.

Durant les années qui suivirent l'arrêt de la série, la BBC espérait trouver une autre société de production afin de relancer Doctor Who. Philip Segal, un Anglais expatrié qui travaillait pour la branche américaine de Columbia Pictures, fit plusieurs propositions à la BBC. Ces négociations aboutirent, finalement, à un téléfilm. Ce téléfilm, qui ne porte pas de réel nom en anglais mais qui, en France, est nommé Le Seigneur du Temps, a été diffusé sur la Fox en 1996, en tant que coproduction entre Fox, Universal Pictures, la BBC, et la BBC Worldwide. Bien que le film fut un succès au Royaume-Uni (avec 9,1 millions de téléspectateurs), il n'en eut pas autant aux États-Unis et n'aboutit pas à une nouvelle série.

De nombreux produits dérivés continuèrent à être produits, tels des livres où l'on put continuer à découvrir de nouvelles aventures du Docteur, mais le projet d'un retour à la télévision ne se concrétisa qu'en 2003. En septembre 2003, la BBC annonça en effet le retour de la série à la télévision après plusieurs années de recherches infructueuses de la BBC Worldwide pour trouver un producteur pour un film.

La nouvelle série est produite par le scénariste Russell T. Davies et la BBC Wales, représentée par Julie Gardner. Les droits de diffusion ont d'ailleurs été vendus à de nombreux autres pays, dont la France.

La nouvelle série commença par l'épisode Rose, diffusé le 26 mars 2005 sur BBC One. Suivi de 3 autres saisons, en 2006, 2007, et 2008 ainsi que des épisodes spéciaux, diffusés à Noël en 2005, 2006, 2007 et un prochain en 2008. En 2009, par contre, il n'y aura que 4 épisodes spéciaux, avec David Tennant. Ensuite, une cinquième saison est prévue pour 2010[6].

La série 2005-present est la suite directe de la série de 1963-1989 et du téléfilm de 1996, plutôt qu'une nouvelle version du concept.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Doctor_Who

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Il n'y a que deux solutions : Soit j'ai raison, soit vous avez tort...


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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Lun Décembre 29, 2008 09:31 
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Il me semble que des réponses à ce sujet ont disparu !
Que veux dire l'îcone Image ?


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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Lun Décembre 29, 2008 09:37 
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Cela veut dire que le sujet est mis en Post-it, soit en tête de la liste, principe utilisable seulement par la modération.


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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Lun Janvier 12, 2009 16:16 
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fred57 a écrit:
Il me semble que des réponses à ce sujet ont disparu !


Pour cette question il s'agit simplement de modération.
Comme je l'ai dit je souhaite avoir ici un recueil de "fiches", en évitant deux choses : le bête "copier-coller" d'un site cinématographique ou du résumé "1/4 de couv", et les listes de films balancées sans 3 mots d'explication. Il y a suffisamment de sujets libres façon "mes 10 films préférés", autant essayer d'avoir un topic un peu construit ici.

L'équipe de modération supprime régulièrement les messages qui ne correspondent pas à ces critères, pourtant très simples.

Je ne demande pas forcément une fiche de lecture de 10 pages, les avis et opinions sont souhaitables dans la mesure du respectable (ex : inutile de citer un film si c'est pour n'en dire que "c'est une belle daube", on peut ne pas aimer mais un minimum d'argumentaire ne fait pas de mal).

Et rien n'empêche de créer une autre catégorie.

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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Jeu Février 12, 2009 07:37 
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Inscription: Sam Septembre 11, 2004 16:34
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Bon, il y a quand même deux classiques en littérature qui seraient bons à noter.

Le jeune homme, la mort et le temps, par Richard Matheson

Superbe récit teinté de romantisme qui nous raconte l'histoire d'un certain auteur dramatique pour le théâtre qui dans les années 70 apprend qu'il va bientôt mourir d'une tumeur au cerveau. Désespéré et désabusé il va parcourir la vieille Amérique en voiture pour finir par aboutir en un petit coin hors du temps, un vieux motel qui sent bon la vieille époque. Là, il tombera par hasard sur le portrait d'une ancienne égérie du théâtre de la fin du siècle dernier (Elise Mac Kenna) et en deviendra fou amoureux. Se basant sur l'expérience d'un écrivain ayant réfléchi sur le temps, Collier fera la plus grande expérience de sa vie. En se basant sur la mise en condition de l'esprit, la totale immersion volontaire dans un temps à présent révolu, Collier finira par voyager dans le temps et retrouver la belle dont il est fou amoureux. La fin fait très Matheson, assez lucide pour nous faire douter de ce voyage, assez ouverte et emplie d'espérance pour nous faire dire que les portes de la perceptions sont parfois bien plus étonnantes que les sciences les plus en vues. Uns remarquable méditation sur le temps qui passe et les amours avec lesquels on espère enfin le vaincre, malgré la fatalité de la mort...

A noter que l'adaptation au cinéma (Quelque part dans le temps), avec dans les rôles titres Christopher Reeve (probablement le plus grand rôle de la carrière de Superman) et la superbe Jane Seymour, est également due au scenario de Matheson. Quelques libertés prises par rapport au roman, mais une image lumineuse, des acteurs sincères et talentueux, remportent tous les suffrages et font de cette adaptation un pur chef d'oeuvre au croisement de deux thématiques que sont le temps et les amours impossibles. La fin en est totalement bouleversante...

Le brio de Matheson est de faire référence dans son livre à un autre livre et à un auteur qui existe bel et bien et dont il se sert un peu comme de maître à penser pour Collier.

Il s'agit d'un autre chef d'oeuvre à recommander vivement : Le Voyage de Simon Morley et sa suite, Le Balancier du temps, par Jack Finney, l'auteur du grand classique sf "L'invasion des profanateurs".

Le voyage dans le temps que défend l'auteur dans son récit relève du pur littéraire voir de l'idéalisme philosophique mystique (on pense un peu au philosophe américain Emerson) . En effet, bien loin des artifices propres à la sf classique (la machine à remonter dans le temps, cette tondeuse à gazon "so british" de Wells) , Finney nous parle du plus grand des voyages, celui de l'esprit. Pour se faire il explique comment un certain professeur Danzinger se prête un jour à cette aventure "mentale" en procédant par pallier, s'imprégnant d'une époque (fin du 19 ème) pour finir au bout par la rejoindre. L'ennui des temps modernes, la médiocrité d'une existence somme toute suffisante, mais bien plus le ressentiment amoureux, sont parfaitement prégnants dans cette expérience radicale; Et là où dans le réel c'est une expérience qui pourrait mener à la folie, dans le récit de Finney on évite le cynisme. Agrémentée de superbes illustrations d'époque cette histoire onirique se transforme rapidement en un superbe voyage dans la mémoire oubliée du monde et fait d'un chercheur sincère l'habitant mérité d'un temps hors du temps, d'un temps où il finira par trouver une place bien plus importante que dans ce premier temps où il ne faisait que paraître et subir son mortel ennui. Oeuvre picturale (superbes photos d'époques insérées dans le fil du récit) en même temps que récit de voyage, cette magnifique histoire en deux volumes est probablement la plus intéressante de toute l'histoire de la littérature tout court. A lire, donc, en attendant une hypothétique adaptation au cinéma...

Enfin, il existe une série télé que je ne pouvais pas passer sous silence. "Au coeur du temps" où deux individus, des marins je crois, se voient un jour happés par un couloir temporel au travers duquel ils vont revisiter toutes les époques passées de l'histoire humaine. Cet ancêtre de Docteur Who est un des sommets du genre, jamais réédité en DVD, et vraiment très intéressant à voir. J'en garde de très bons souvenirs...

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Kira se porte très bien, foutez lui la paix, Jen, quant à lui, est devenu sculpteur de créatures intempestives...


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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Jeu Février 12, 2009 09:36 
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Localisation: Le Pays du bon vin !
Universal War One
Scénario et Dessin par Denis Bajram.
Bande dessinée de Science-Fiction en 6 tomes.
UW1 Site Officiel
UW1 par Wikipedia

Synopsis :
Universal War One raconte la guerre civile à l'échelle du système solaire entre la Fédération des Terres Unies et les Compagnies Industrielles de Colonisation (CIC) qui gèrent les colonies humaines sur les planètes extérieures. Ces dernières ont mis au point une arme terrifiante qui permet de détruire des planètes.

Sur ce fond de SF classique se colle une intrigue spatio-temporelle sacrément bien ficelé qui met en avant des paradoxes temporel qui font réfléchir, une très bonne BD d'anticipation et sur le voyage dans le temps.

_________________
Là y'a des BDs : http://zombieblog.canalblog.com
Là c'est ma boutique Tshirt pour enfants : http://www.comboutique.com/gogo-dino


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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Jeu Février 12, 2009 09:44 
ni film ni livre de fiction, aujourdh'ui à 10heures sur france culture, écoute en direct ou podcast possible
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/endirect/


émission du jeudi 12 février 2009
Etienne Klein

Professeur à l'École centrale, docteur en philosophie des sciences, Etienne Klein a créé et dirige le Laboratoire de recherches sur les sciences de la madère du CEA. Il est notamment l'auteur de : Les Tactiques de Chronos, Petit voyage dans le monde des quanta et Le facteur temps ne sonne jamais deux fois (Flammarion, 2003, 2004 et 2007).


des livres à découvrir

Etienne Klein
Il était sept fois la révolution : Albert Einstein et les autres
Flammarion - 15 mars 2005


Présente la vie et l'oeuvre de sept physiciens qui par leurs travaux pendant la première moitié du XXe siècle ont contribué à la découverte de l'antimatière, à la mise au point des théories de la relativité, du big-bang, de la physique des particules, etc.

Etienne Klein
Les atomes de l'univers
Le Pommier - 25 août 2005

Illustrations de Sophie Jansem

L'auteur répond aux questions posées par les enfants d'une classe de CM1 sur les atomes et la constitution de l'univers. Il explique comment les atomes s'organisent en différentes molécules qui composent la matière, et présente les différentes techniques de la recherche à ce sujet. Avec pour certains points, des expériences ou des observations pour illustrer le propos.


Etienne Klein
Les tactiques de Chronos
Flammarion - janvier 2009

pour éclairer les différents paradoxes du temps (le temps existe mais est un objet introuvable, les différences entre le temps physique et le temps sensible...), l'auteur puise, en contrepoint de la physique, dans la philosophie, la psychologie, la littérature, la poésie...

Etienne Klein
La science nous menace-t-elle ?
Le Pommier - 15 août 2003

Peut-on encore croire au progrès ? A l'heure du nucléaire mêlant puissance de mort et révolution scientifique, des OGM tant controversés, de l'ESB, du clonage et du réchauffement climatique, qu'en est-il des convictions du siècle des lumières ? Ce document est une réflexion sur l'articulation contemporaine entre sciences, techniques et société.

Etienne Klein et Michel Spiro (dir.)
Le temps et sa flèche
Flammarion, Champs n°339 - 1996
La physique, dans sa pratique aussi bien que dans ses concepts, se heurte au temps. Les physiciens, astrophysiciens, biologistes et philosophes qui ont contribué à cet ouvrage éclairent une interrogation fondamentale : la physique a-t-elle vocation à décrire l'immuable, ou bien doit-elle devenir la législation des métamorphoses?

Etienne Klein
Les secrets de la matière
Plon - 10 janvier 2008
Des particules élémentaires à l'Univers, du big bang aux accélérateurs de particules, en passant par la radioactivité ou l'énergie atomique, Etienne Klein nous guide dans un fascinant voyage au coeur de la matière.

Comment expliquer que des matériaux aussi différents que le fer, l'eau ou l'oxygène soient composés de particules identiques ? Qu'est-ce que la radioactivité ? Quels processus ont généré l'Univers tel que nous le connaissons aujourd'hui ? En répondant à ces questions, l'auteur nous fait comprendre les lois qui s'exercent au sein de l'atome aussi bien que celles qui régissent le mouvement des galaxies.

etienne Klein
Galilée et les Indiens
Flammarion - Café Voltaire - 15 octobre 2008

Réflexion sur la conception du monde initiée par Galilée et Descartes, qui place l'homme au dessus des autres êtres vivants et prône l'asservissement de la nature par l'homme, ainsi que sur la finalité des sciences alliées aux techniques. Imagine un monde où cette conception occidentale n'aurait pas une position dominante et cohabiterait avec la vision de l'homme et de la nature des Aztèques.

-
Etienne Klein
Le facteur temps ne sonne jamais deux fois
Flammarion - octobre 2007
Chose déroutante, décidément, que le temps. Nous en parlons comme d'une notion familière, évidente, voire domestique, « gérable ». Une sorte de fleuve dont nous pourrions accommoder le cours à notre guise, à coups de plannings, de feuilles de route, d'agendas. Nous parlons même d'un « temps réel » pour évoquer l'instantanéité, c'est-à-dire le temps sur lequel nous n'avons aucune prise.

Les physiciens, eux, l'ont couplé à l'espace, en ont fait une variable mathématique, abstraite, qu'ils intègrent dans des théories audacieuses, spectaculaires, mais si complexes qu'elles sont difficiles à traduire en langage courant. Certains disent même avoir identifié le moteur du temps.

Quant aux philosophes, ils ne cessent depuis plus de deux millénaires de lui tourner autour, et de le soumettre au questionnement : Le temps est-il une sorte d'entité primitive, originaire, qui ne dériverait que d'elle-même ? Ou procéderait-il au contraire d'une ou plusieurs autres entités, plus fondamentales : la relation de cause à effet, par exemple ? Le temps s'écoule-t-il de lui-même ou a-t-il besoin des événements qui s'y déroulent pour passer ? S'apparente-t-il au devenir, au changement, au mouvement ? Et au fait, le temps a-t-il eu un commencement ?

À toutes ces questions, la physique apporte des éléments de réponses, souvent fascinants. Mais aucune discipline ne parvient à épuiser, à elle seule, la question du temps. C'est pourquoi nous avons croisé les regards. Et lorsqu'on met côte à côte nos discours sur le temps, les arguments des philosophes et les théories des physiciens, que se passe-t-il ? Sans aucun doute de belles et troublantes choses...

C'est exactement ce que nous avons voulu savoir.
etienne Klein
Petit voyage dans le monde des quanta
Flammarion - 2004

xplique les bases de la physique quantique et les circonstances de sa naissance, montre en quoi elle a constitué une révolution conceptuelle majeure. Evoque les difficultés liées à sa vulgarisation, expose ses applications futuristes et met en garde contre certaines extrapolations hasardeuses de ses acquis.


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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Dim Avril 26, 2009 10:50 
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THE TERMINATOR et TERMINATOR 2: LE JUGEMENT DERNIER
Date de sortie du premier film: 26 octobre 1984 (USA)
Date de sortie du deuxième film: 3 juillet 1991 (USA)
Réalisé par: James Cameron
Avec: Linda Hamilton, Michael Biehn, Arnold Schwarzenegger, Edward Furlong...
Film américain.
Genre : Action, Science Fiction
Résumé:
En 1997, Skynet, premier ordinateur doté d'une intelligence artificielle, décide d'éradiquer l'humanité pour laisser place au temps des machines. Il manipule le monde pour le faire sombrer dans une guerre nucléaire, puis, créer une armée de machines humanoïdes pour le servir.
En 2027, dans un Los Angeles post-apocalyptique, la dernière résistance humaine encercle la base de Skynet, et après deux décennies de guerre perpétuelle, est prête à le vaincre. Tout ceci grâce à l'aide du Général John Connor, véritable héros qui a découvert le point faible des machines, et en a fait part à tout le monde pour sauver la race humaine.
Sachant sa dernière heure arrivée, Skynet, grâce à une intelligence surdéveloppé, met au point la première machine à remonter le temps, et envoie deux Terminators (des androïdes dont le but est de tuer) dans le passé. Un en 1984, pour tuer Sarah Connor, la mère de John Connor, afin d'empêcher la naissance du héros de l'humanité, et un en 1995 pour tuer le jeune John Connor en personne, au cas où le premier échoue.
Arrivant dans la base de Skynet, les humains pensent en avoir fini, mais découvre le dernier plan de la machine. John Connor se voit dans l'obligation d'envoyer à son tour deux protecteurs dans le passé.
Le premier protecteur est un de ses soldats qui se porte volontaire. Un jeune homme nommé Kyle Reese. Le deuxième protecteur est un Terminator que la résistance a capturé, et a reprogrammé pour protéger John.

Type de voyage dans le temps:
Les deux premiers Terminator offre une théorie spéciale sur le voyage dans le temps. Contrairement à Retour vers le Futur, et autres oeuvres de ce type, où voyager dans le temps permet de modifier l'Histoire, dans Terminator, voyager dans le temps permet au contraire de créer l'Histoire tel qu'elle est déjà.

Explication:
Le Terminator, programmé pour tuer Sarah Connor, et Kyle Reese, qui a pour mission de la protéger, sont envoyés en 1984. Kyle Reese sait très peu de choses sur son chef, John Connor, et encore moins sur la mère de ce dernier. Tout ce qu'il sait c'est que John n'a jamais connu son père, et a été élevé seul par sa mère, qui dès son plus jeune âge lui a donné une éducation de guerrier, éducation qui l'a façonné, et lui a servi plus tard pour devenir leader de la résistance.
Quand Kyle arrive en 1984, la Sarah Connor qu'il rencontre n'a rien à voir avec celle qu'on lui a parlé. C'est une femme de son époque, faisant la fête avec ses amis, et travaillant comme serveuse dans un restaurant miteux. Après diverses course-poursuites, Kyle sauve Sarah, et l'emmène loin pour la protéger, tout en lui racontant l'histoire complète.
Après avoir passé du temps ensemble, Kyle se rend compte petit à petit qu'il est amoureux de Sarah, et ce depuis que John lui en a parlé dans le futur, donc bien avant qu'il la rencontre. L'Amour dépassant la raison, les deux jeunes gens font l'amour, sans prendre la peine de réfléchir aux paradoxes temporels, et tout ce que ça entraine. Heureusement pour eux.
Au final, Kyle et le Terminator mourront tous deux dans un ultime combat. Le corps de Kyle sera abandonné, mais la carcasse du Terminator sera retrouvé par Cyberdine, une entreprise faisant des recherches sur de possibles avancées technologiques et informatiques. En trouvant la carcasse du Terminator, ils ne sauront pas d'où il vient, mais comprendront que sa conception relève d'une technologie supérieure à la leur. Ils travailleront dessus, et finalement, grâce à ça, réussiront à créer la première intelligence artificielle autonome au monde, qu'ils baptiseront Skynet.

Conclusion:
En voulant détruire son ennemi, Skynet créera sa propre perte. En envoyant un Terminator en 1984, Skynet veut tuer John Connor, mais il obligera ce dernier a envoyer Kyle Reese dans le passé.
Au final, tout ça amènera à la conception de John, Kyle Reese étant le père qu'il n'a jamais connu, car mort en combattant le Terminator, et le fait que sa mère l'ait entrainé toute son enfance, étant dû au fait qu'elle savait qu'il serait un jour leader de la résistance.
En même temps, en remontant le temps, Skynet se créait lui-même, en envoyant le Terminator qui servira de base à sa propre création.
En voulant détruire son ennemi, Skynet aura finalement créer son ennemi, et ce sera mené à sa propre perte.
Le deuxième voyage dans le temps, celui qui a lieu en 1995, sert à nous expliquer tout ça (tout ce que j'ai expliqué ne peut pas être compris en ne regardant que le premier), mais se termine sur une note plus conventionnelle, avec John et Sarah qui tente de changer le cours du temps.
Je n'ai pas parlé de Terminator 3, et de la nouvelle trilogie qui va arriver, car ceux-ci racontent l'histoire après que le temps ait été modifié. J'ai préféré parler de l'originalité du paradoxe des deux premiers films, avec le voyage dans le temps qui créer l'Histoire. De plus, les deux premiers films sont les seuls réalisés par James Cameron, créateur de la franchise, donc ils sont les seuls à respecter sa vraie vision de la saga Terminator.

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"The misconception about children's fiction is that it's lightweight or fluffy. But it's adults who like light and fluffy. Everything is big and important to a child, so their stories are about big and important events." [Steven Moffat]


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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Dim Avril 26, 2009 18:01 
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Inscription: Sam Septembre 11, 2004 16:34
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Pour moi, il n'y eut toujours qu'un seul Terminator, le premier, et le quatre qui arrive, premier lui aussi d'une trilogie qui sera donc pour moi le second Terminator qui suit logiquement le T1 de 1984 et que j'attends depuis 24 ans. Je voue un culte à Cameron, son "Aliens" est pour moi le meilleur de la saga, et je trouve que ce mec pourrait encore faire des choses remarquables en blockbuster, mais en a-t-il envie ???
J'adore les films de Cameron mais voilà, lorsque je suis allé voir T2 j'ai eu l'impression de voir un T1 avec plus de frique. Même scenario, inclusion d'un faire valoir (pourtant remarquable dans le rôle du T1000) et conclusion qui s'achève dans une usine, bref j'ai eu l'impression de me faire prendre pour un idiot...
Le T3, je n'en parlerai même pas, et si on avait laissé les pitoyables scenaristes poursuivre dans la farce, on aurait fini par avoir un clebard terminator...
T1 fut pour moi un choc lorsque je le vis en 1984 sur les écrans, j'attends que Cameron reproduise ce coup de génie. 8)

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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Dim Avril 26, 2009 20:03 
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Inscription: Lun Mars 23, 2009 11:20
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Je ne sais pas si ce sujet est vraiment fait pour la discussion. Bon, je répond quand même, mais supprimez mon message s'il n'a pas sa place.

Il est vrai que certaines scènes de Terminator 2 sont des "améliorés" de Terminator premier du nom, notamment les scènes de course-poursuite, les arrivées des deux combattants du futur, et puis aussi le schéma du film (présentation des protagonistes, course-poursuite, fuite des héros, long combat final).
Terminator 2 est tout de même une continuation du 1: il explique l'histoire de Cyberdine, et donc de la création de Skynet grâce au paradoxe temporel, et surtout il nous permet de faire enfin connaissance avec John Connor, qui est tout de même le héros de la saga.
Mais là où Terminator 2 surpasse le 1, c'est que le film va plus loin dans la réflexion. Le premier parlait de voyage dans le temps, et de machines voulant éradiquer l'humanité. Le deuxième continue sur la lancée du premier en reprenant les thèmes, mais va plus loin:
Le film humanise la machine. En plus de scènes d'humour avec John Connor essayant de rendre le Terminator plus naturel, on a droit à des scènes émouvantes avec le Terminator devenant l'image d'un père pour John qui n'a jamais connu le sien ("En regardant le Terminator avec John, je comprenais que jamais il ne l'engueulerait sans raison, jamais il ne rentrerait saoul un soir, jamais il ne lèverait la main sur lui. Parmi tous les pères de substitution que John a eu, il a fallu que ce soit cette machine qui se révèle à la hauteur", dixit Sarah Connor). Il y a aussi pendant tout le film, le Terminator qui ne comprend pas pourquoi les humains pleurent, et est obsédé par la réponse. Il le comprend finalement dans la scène finale, très triste.
Le film se veut aussi une réflexion sur la nature belliqueuse de l'Homme. Il y a une scène que j'adore particulièrement dans ce film, c'est un moment où John regarde au loin deux enfants en train de jouer au policier et au voleur. Au final, les deux enfants veulent tous les deux gagner, et commencent à se battre. John commence à prendre conscience de son lourd destin, et se tourne vers le Terminator:
"- On ne s'en sortira pas, n'est-ce-pas? Demande John. Je veux dire, tout le monde.
- C'est dans votre nature de vous auto-détruire,
répond la machine pragmatique.
- Ouais... On n'est pas dans la m**de."
Bref, moi aussi j'aime beaucoup les films de James Cameron, et je trouve que les deux films se valent, et j'aurais même une légère préférence pour le deuxième. Mais contrairement à ce que tu sembles dire, la quatrième opus, qui sort prochainement, ne sera pas une suite directe du 1 (le seul à être dans la même ligne temporelle que le 1, c'est le 2), car il se passera après que le cours du temps ait été modifié, et donc sera une suite du 3ème volet.

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 Sujet du message: Re: Théma : Le voyage dans le temps
MessagePosté: Lun Avril 27, 2009 13:05 
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Inscription: Sam Septembre 11, 2004 16:34
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Mouai, pas convaincu du tout. Convertir Arnold en papa gâteau ou robot familiale fut une première erreur, preuve peut-être que les scenaristes on voulu marquer le pas par rapport au premier de 1984, mais preuve aussi de la grande faiblesse d'un scenario qui à force de vouloir se confiner dans l'humanisme uniformisé a fini par irriter et désarçonner les fans du premier opus. Arnold devient une vieille bécane, il fallut donc en faire une seconde, mais en métal liquide, peut-être une symbolique sur le méchant et ou héros virtuel à venir (Matrix, etc...) .
Et l'erreur est là, le premier Terminator nous montrait une espère robotisée parvenue au stade final de son évolution, et qui de plus pouvait imiter à merveille les hommes. On dirait que le second film se couchait complètement sur le désire à venir d'Arnold de quitter le cinoche pour se faire sénateur, ce qui fait qu'on accroche pas un seul instant à son interprétation du rôle dans T2. Ne pas confondre donc des idées humanistes qui sont à rechercher et à déduire du premier film, qui est un chef d'oeuvre (peut-être parce que prenant le spectateur pour un animal pensant) avec une espèce d'obsession répétitive d'humaniser tout le monde dans le T2 (réflexe presque pavlovien au "vite, convertissez vous tous à l'humanisme, en vente partout en grande surface"), ce qui fait qu'on arrive plus à avoir peur du T 1000, pourtant la grande attraction du film. Faire des terminator plus petits, moins musclés ou des gonzesses siliconées (mais ça peut très bien marcher dans d'autres films comme l'excellent Cherry 2000) ne colle pas avec le côté système totalitaire du T1, face à une humanité qui s'en sort grâce à ses héros charismatiques comme Sarah et Kyle. La seconde erreur vient dans la banalisation du terminator d'origine et donc sa fonction monolithique et dévastatrice. Donner une vieillesse à Arnold, et donc une espèce de sélection naturelle chez les robots, relève encore là de la pure méthodologie industrielle du cinéma. On recherche de nouveaux concepts, on veut faire mieux, on va donc démolir un mythe pour en imposer un autre, un T1000, en métal liquide. Désolé, mais ce T1000, malgré l'immense talent de l'acteur, ne parvient pas du tout à me donner la même sensation de frayeur que lorsque ado j'ai découvert pour la première fois T1 au cinéma. Terminator est avant tout un archétype ancien du cinéma de science-fiction, reflétant avant tout la société post industrielle face à l'individu à la fin du 20 ème siècle. Le robot, avant d'être agresseur, fut un substitue au compagnon fidèle (Planète interdite) puis un apôtre du féminisme (la femme comme sauvegarde, la femme-objet) comme du plus grand fantasme machiste (annonce du misérabilisme sexuel et affectif actuel) chez l'homme dans un film comme Metropolis. S'il devint un agresseur, ce fut peut-être pour prolonger et achever les années 70 et cette ère de tous les paroxysmes (T 1 comme paradigme du psychopathe tout puissant ?) ainsi que de correspondre à une société totale où l'automatisation des services (l'industrialisation unilatérale) ainsi que de la future science de substitution des organes (cf L'homme qui valait trois milliard, quand on part de l'homme pour aboutir au cyborg, Terminator étant l'inverse selon ce que j'ai pu lire de l'excellent scenario du T4) feraient que le robot deviendrait à la fois très familier de nous en même temps que porteur d'une très inquiétante étrangeté. C'est ce que Arnold incarnait dans T1, cette sensation d'oppression, d'écrasement, face à une machine qui a su conquérir aussi le biologique, mais tout en se cachant sous les apparences de la chair, suprême indicible. C'est ce qui est bafoué dans T2 pour le ramener à une marionnette auto-suffisante, qui de plus est programmée pour devenir humaniste (et non plu humaine, autre violation et truisme vis à vis du schéma originel du film). Y substituer un T1000 annonçant le virtuel et les nano-technologies ne fonctionne pas, on n'accroche pas, car l'agresseur de départ, Arnold, avait été introduit dans notre temps pour signifier une standarisation d'un même modèle, celui du super soldat. T 1000 échoue à ce niveau, celui d'un gigantisme, d'une capacité à produire la peur totale, sans parler de cette quasi impossibilité de la tuer, ce qui rend encore plus absurde la résistance humaine. Le second film en a beaucoup souffert. Enfin, foutre une blonde inexpressive comme terminator dans le troisième volet répond, certes, à une volonté de voir tous les publics s'identifier un peu au prédateur (la mode de notre époque grégaire et stupide étant au psychopathe comme héros), mais ne parvient plus du tout à susciter la même impression, le même vertige que dans le premier opus.

Parlons un peu des paradoxes temporels et de l'intrigue. Le 1 appelait, surtout sur la fin, à une suite se déroulant dans le futur. Tu dis que le temps fut modifié, oui, mais on peu aller encore plus loin et dire que le temps étant déjà modifié, puisqu'il permet le voyage, le fait que Kyle devenait le géniteur de son propre compagnon d'arme et chef appelait à cette suite dans le futur, et dans des situations aux équivoques fascinantes. Des scenarios avaient circulé à l'époque, comme un excellent qui racontait que Sarah avait été plongée en hibernation jusqu'à son réveil lors de la guerre des machines, que l'histoire de skynet aurait été explicité en préambule ou dans le fil de l'histoire, et que des scènes d'anthologies guerrières auraient mis en scènes des bodybuildés comme Arnold face à une humanité retombée au stade le plus primitif mais qui n'aurait pas perdue de son génie d'inventivité. C'est cette suite là que tout le monde attendait, non pas une suite qui expliquait skynet (désolé de faire mon vilain suspicieux, mais un black qui en prend encore plein la gueule dans un film parce que Terminator c'est lui, ça me gave de plus en plus) et la couleur des chaussettes de Arnold...

J'estime que ce film est un remake, si ce n'est un plagia, qu'il n'a d'intérêt que pour certaines scènes futuristes ou la scène remarquable d'ouverture, mais que replongé dans un contexte futuriste il aurait donné un autre chef d'oeuvre et cette vraie suite que tout le monde était en droit d'attendre, mais que l'appât du gain et la soif de faire vite mais médiocre a gâché.

Ce qui m'a beaucoup fait rire à l'époque c'est de voir que pour une fois la critique disait tout le contraire, mais toujours à l'inverse du public, qui bien qu'étant allé voir ce burger gonflé aux hormones y préféra le premier film de 84. Je m'en souviens encore, ils s'étaient mis tus à l'abreuvoir en beuglant de concert au chef d'oeuvre alors que c'était un remake puant... :lol:

Donc, ok, T4 n'est pas vraiment une suite mais elle le sera pour tous les fans qui comme moi on été frustrés devant T2 et dégoûtés en se matant timidement T3...

Je le répète, s'ils avaient laissé le massacre se poursuivre, on aurait fini par avoir un gosse terminator avec des gros guns (encore un copié collé de nos sociétés crétines) et des clébards balançant des missiles de leurs yeux en faisant "wouf couic wouf". Cette volonté de toujours coller à des modèles raisonnables du réel (des Terminator gentils, petits, pas costauds, nanas ou toutous) ou à dénoncer la violence par l'outrance de la dite violence dans le film (ce qui n'est pas du tout du ressort d'un cinéma de genre mais de volontés idéologiques imbéciles) fini par détruire ce qui n'était qu'un archétype du cinéma visant à nous apprendre à réfléchir par nous même et non pas à nous donner une notice explicative du "ça c'est pas bien, ça c'est bien, fais pas ci, fais pas ça", qui relève ici du pur idéologique angélique, catéchisme humaniste dévoyé ou de la pure négation de la capacité à rêver en même temps que de nous interroger sur les horreurs qui peuvent résulter de notre si tendre humanité... :mrgreen:

La seule franchise qui m'a fait renouer avec ce cinéma de genre, c'est la saga Riddick. Malheureusement, pas de suite, c'était donc trop bien, car non consensuel et ne correspondant pas au manuel du gentil héros tout mimi tout plein, conforme au bien, ou à dieu...

Riddick ce n'est à aucun moment un préposé au psychopathe comme héros, mais à un anti héros finalement profondément humain car capable de passer d'un côté ou de l'autre de la barrière. Vin Diesel y fait presque un rôle de composition avec un talent qui rappelle beaucoup les acteurs physiques des années 80, mais avec ce petit plus qui est une plus grande liberté dans ses actions et réflexions à fleur de peau.

Voilà, on pourrait allonger des pages sur la chose, mais je pense avoir transmis là l'essentiel de ce que beaucoup de fans pensent, mais qu'une espèce de despotisme criticiste nigaud interdit de dire...

Le cinéma grand spectacle et de genre, le cinéma d'action a fini par me lasser, j'attends qu'on m'étonne, comme pour ce fameux Conan nouvelle version avec Gerard Butler, s'ils ne font pas de Conan un petit soldat en colère ou un psychopathe sans cervelle, et s'ils ne tentent pas de faire mieux que Milius avec la merveille que fut Conan le barbare, meilleur rôle de Arnold avec le T1 et Predator selon moi...

Mais j'adore Butler, alors je garde espoir... 8)

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Kira se porte très bien, foutez lui la paix, Jen, quant à lui, est devenu sculpteur de créatures intempestives...


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